La randonnée, c’est quand même technique !

Re-bonjour tout le monde ! J’espère que vous êtes en forme et que vous avez déjà pu faire quelques jolies balades depuis la fin du « confinement ». Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler de technique. Parce que même si marcher est quelque chose de naturel et de relativement simple, la randonnée n’en demeure pas moins une activité qui, comme bien d’autres, présente des aspects techniques. Il y a différentes façons de marcher, ainsi que différentes façons de gérer les multiples paramètres d’une randonnée. Je n’ai pas la prétention de tout faire juste, mais mon expérience m’a permis de réunir un certain nombre d’informations qui, peut-être, pourront vous être utiles.

C’est le chemin qui détermine le rythme

La première réflexion que je vous propose paraît évidente… mais elle ne l’est pas ! Quand on planifie une randonnée qui va durer un certain temps, on a tendance a vouloir tenir une moyenne régulière. Par exemple, si on a prévu de parcourir 15 km en trois heures, on sera très heureux si on a déjà avalé 6 km après une heure, ou au contraire plutôt inquiet si notre montre n’affiche que 4 km. C’est normal. Mais c’est un piège ! Car plus que nos capacités physiques et notre volonté, c’est le chemin (ou plus exactement son état) qui décide de la vitesse à laquelle nous pouvons avancer. Il y a la question de la pente, bien entendu, mais aussi du type de surface. S’énerver parce que l’on n’avance pas à la vitesse souhaitée dans un petit sentier boueux avec des racines et des rochers est contre-productif : plutôt que de gaspiller son énergie et de risquer la chute, mieux vaut se montrer patient et garder son influx pour rattraper l’éventuel temps perdu quand le chemin sera meilleur. C’est déjà ce que vous faites systématiquement ? Excellent !

Lever les genoux à la montée

Venons-en à quelque chose de moins évident. Pendant des années, j’ai constaté que les grosses montées faisaient souffrir mes mollets et mes tendons d’Achille. Crampes, contractures et tendinites ne m’ont pas épargné. Et puis, un beau jour, on m’a fait découvrir le ski-alpinisme (ou ski de randonnée). En pratiquant cette activité, je me suis rendu compte que j’attaquais des pentes souvent raides, mais que je n’avais jamais mal aux mollets ou aux tendons d’Achille. La raison en est qu’en ski-alpinisme, compte tenu de la rigidité de la chaussure, on ne fait pratiquement pas fonctionner l’articulation de la cheville. Plutôt que d’appuyer sur le pied qui est au sol, on utilise les muscles (moins délicats) de la cuisse de l’autre jambe pour faire monter le genou, qui va passer à l’avant en entraînant le pied. Et après de bons hivers sur les skis, j’ai remarqué que je commençais à reproduire cette technique à pied… et que je n’avais plus mal. Cela vous paraît un peu compliqué ? Alors essayons de simplifier : dans les grosses montées, plutôt que de faire violemment travailler vos mollets, essayez de vous concentrer sur vos genoux et de vous dire « je monte mon genou gauche et je l’amène devant, je monte mon genou droit et je l’amène devant, je monte mon genou gauche… (etc.) » Au bout d’un moment, cela deviendra un automatisme !

Poser la plante du pied à la descente

La descente est elle aussi technique. La faute habituelle que commettent beaucoup de randonneurs, surtout quand le chemin est difficile, est de mettre le poids du corps sur les talons. C’est une sorte de réflexe protecteur pour s’assurer une chute sur les fesses plutôt que de glisser sur le côté ou de basculer en avant. Mais c’est un mauvais réflexe, parce que cela place le corps en déséquilibre sur l’arrière, avec, pour conséquences, une crispation générale… et des chutes sur les fesses. Tandis qu’en posant la plante du pied et en se tenant le plus droit possible, on peut se détendre et éviter les chutes. Contrairement à ce que l’on imagine parfois, le pied ne glisse pas davantage sur l’avant que sur l’arrière. Au contraire ! Il vous faudra peut-être un peu de courage pour attaquer ce chapitre-là, mais franchement… le résultat en vaut la peine !

Eviter les trops grands pas

Ceux qui me connaissent vont rigoler, mais je vous le dis quand même : sur une assez longue distance, pour préserver son organisme et économiser son énergie, mieux vaut éviter les grands pas. Pour maintenir une vitesse, il est possible de raccourcir la foulée tout en augmentant légèrement la cadence. Evidemment, cela suppose alors un rythme cardiaque un tout petit peu plus élevé, donc peut-être un peu d’entraînement.
J’espère que l’un ou l’autre de ces « petits trucs » vous sera utile et vous souhaite un bel été sur les sentiers !

Avec mes amitiés / Pascal
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